Maison Yves Plumey:
une année pas comme les autres

(Equipe de formation, Maison Yves Plumey)

Maison Yves-Plumey Yaoundé


SOMMAIRE
Temps / Remarque / Problème / Eclairage


Temps

Le temps, comme un artiste bienveillant, trace toujours les contours de notre existence. Il annonce l’aurore de notre être quotidien et comme un arbitre insouciant siffle toujours la fin de l’exercice en cours. Une année au scolasticat Yves Plumey est en train de finir, une année académique remplie  d’espérance joyeuse. Une année pas comme les autres disons-nous, parce qu’elle a connu les soubresauts douloureux d’un enfantement joyeux, cela dans l’attente d’un supérieur et d’un autre formateur qui devaient arriver. Qu’à cela ne tienne, elle a pu prendre son envol, soutenue par un tremplin sous forme de  slogan moteur et de ligne de conduite pour nous aider à vivre l’année. Cette ossature a constitué les lignes balises  pour nos différentes rencontres et récollections mensuelles.

Equipe de formation Maison Yves Plumey
Formateurs - Photo: Iorkyaa Godwin (10.2013)

Etre humain, Etre chrétien et Etre religieux : voilà la source d’inspiration de notre année formative. C’est pour nous une invitation à nous découvrir, à redécouvrir et à trouver une identité propre à notre existence religieuse. Beaucoup de questions se sont profilées à l’horizon : Comment peut-on être religieux sans au préalable répondre à l’épineuse question de notre identité humaine ? La hiérarchie des valeurs ne saurait en aucun cas être inversée. Comme le disait Saint Eugène de Mazenod dans la préface de nos  CC et RR : « Il faut…rendre les hommes raisonnables, puis chrétiens, enfin les aider à devenir des saints ». Voilà ce qui nous a motivés cette année à la maison Yves Plumey. Pour appliquer ce programme de vie formative, il a fallu le monnayer au fil des rencontres, des récollections, des homélies et des autres exercices communautaires.

La vie au sein de cette communauté de formation est articulée en plusieurs domaines :

Nous avons vécu des moments très beaux  et des moments agréables de vie communautaire. Outre les différentes célébrations des fêtes oblates, nous avons mis l’accent sur les anniversaires et fêtes nationales de nos différentes patries. Mais le point culminant, ce fut la célébration du jubilé d’or de nos trois cinquantenaires de sacerdoce : les pères Gaby Crugnola, Jean Lamy et François Carpentier. Ce moment a fait de la maison Yves Plumey le centre communautaire de notre province.

Comme dit l’adage : « Un oiseau assis sur un arbre n’a jamais peur que la branche casse, car sa confiance ne repose pas sur la branche, mais ses propre ailes. » Pour nous, les Trois Personnes de la Trinité et la Vierge Notre Mère sont nos ailes.

In fine ce que nous avons comme programme de formation vise à acquérir une maturité, humaine, chrétienne et religieuse. C’est dire que le religieux en formation doit compter sur Dieu, il doit savoir qu’il est l’artisan principal de sa formation et de son engagement à la suite du Christ. Car « la vie est trop courte et le temps trop précieux pour dire et faire des choses inutiles », disait Voltaire.

Ce n’est pas la lumière qui manque à notre regard, c’est notre regard qui manque de lumière. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui décide de ne pas voir ce qui se passe autour de lui. Ceci est pour éclairer les visiteurs du site de la Province du Cameroun et les visiteurs de notre Maison de formation sur certaines allégations erronées concernant la vie de notre maison. Le sage ne dit pas tout ce qu’il pense, mais pense à tout ce qu’il dit, disent nos Ancêtres. Nous faisons référence à l’article du district de Garoua rapporté par le Frère Aziz sur le site de la Province, omicameroun.com.

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Remarque

Il nous semble que « les gens sont comme les pigeons : tu les aides à s’envoler et une fois en l’air, ils te chient dessus ». Pour être plus clair : « l’oubli pousse plus vite dans la mémoire des vivants que l’herbe sur la tombe des morts. » Venons-en aux précisions. Dans ce compte-rendu, il a été dit ceci à propos du scolasticat :

Une remarque assez pertinente a été faite au sujet de la Formation. Cela est parti du constat qu’ils sont très peu les Oblats qui font encore usage de notre livre de prière : La Prière Oblate. C’est comme si ce livret contenant pourtant de très belles prières, n’était conçu qu’à l’usage du Noviciat. Ainsi, après le Noviciat, on pourrait tout simplement le mettre dans sa bibliothèque si on en a encore une. D’où un bon nombre de questions parmi lesquelles :

- Faisons-nous le Noviciat simplement pour le Noviciat, afin d’émettre les Premiers Vœux, ou le faisons-nous pour la Vie, afin de nous préparer à une vie missionnaire bien efficace et équilibrée entre l’Ora et le Labora ?

- Ne faudrait-il pas faire quelque chose au niveau du Scolasticat, par exemple, pour garder ce rythme du Noviciat un peu vivant au moins pour une bonne période ? Car la plupart de ces prières sont faites au milieu du jour ; et au Scolasticat il n’y a déjà plus la Prière du Milieu du Jour. Pourquoi est-ce si particulier pour le Scolasticat de Yaoundé, par exemple, car dans d’autres Scolasticats d’Afrique comme à Cedara (en Afrique du Sud, par exemple), la Prière du Milieu du Jour se fait bel et bien, alors que là-bas les cours aussi prennent fin à 12h00. 

Une remarque pertinente, dit-on, est faite à la manière de former les jeunes au scolasticat Yves Plumey. La suite de la citation n’est qu’euphémisme. Il ne faut pas faire la politique de la souris musaraigne. Ce qui est dit est dit.

Livret prières oblates

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Problème

De ce compte-rendu du district de Garoua, se décèle un problème de fond. La rencontre concernait uniquement le district qui n’abrite aucune structure de formation. Que peut-on attendre de ce district ? Nous serions contents de lire un compte-rendu édifiant qui relate la façon de vivre, de faire les prières du milieu du jour et, surtout, la manière de partager ce qu’ils vivent de façon périodique. Cela édifierait les autres districts et les autres Oblats qui sont appelés à vivre seuls la mission.

Comment est-t-on arrivé à sauter du coq à l’âne, de ce qu’on est sensé vivre à ce que les autres devraient vivre ? Ah ! Notre Dieu, qu’il est facile de parler des autres que de parler de soi !  « Si je suis ce que je suis, c’est la faute des autres. » Evidemment cela a commencé au jardin d’Eden. La sagesse africaine, où es-tu, toi qui nous as dit que si l’on indexe quelqu’un, le pouce montre son voisin et trois doigts restant se tournent vers l’ «indexeur » ? On a toujours dit que comparaison n’est pas raison. La sagesse nous apprend  de connaître où nous sommes avant de penser aux principes livresques. Aux jeunes qui sont ivres de comparaison, nous avons, à plusieurs reprises, dit de ne pas comparer la vie au scolasticat international de Rome avec le Théologat Yves Plumey. C’est cela le principe du « bon jugement » et avoir du bon sens. 

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Eclairage

Chaque matin, les jeunes Oblats de la maison Yves Plumey prennent quatre directions pour atteindre leurs lieux d’études : les étudiants en philosophie, les étudiants en théologie, un groupe de jeunes qui suivent les cours de français au centre ville et enfin ceux qui vont encore plus loin pour les études en pastoral à l’ITPR. Les lieux d’études ne sont pas à égale distance. Le temps du retour au bercail après les cours n’est pas le même, mais malgré, tout l’office du milieu du jour se fait bel et bien, de façon individuelle et responsable.  De ce côté, nous avons réussi. Une bonne connaissance de la réalité, plus un idéal de justice servi par une prudence éclairée, c’est l’essentiel de ce qu’il faut à n’importe quel oblat, de n’importe quel district pour réaliser une remarque constructive.

Nous nous rendons compte que les membres du District de Garoua qui prétendent connaître le livre de prières oblates, ne connaissent pas son contenu. Nous les invitons à revisiter ce bel instrument que la congrégation nous propose pour notre prière de chaque instant et de toute notre vie. La communauté de la Maison Yves Plumey ne peut commencer sa journée sans bénir le Seigneur avec les prières de ce livre. Evidemment, l’habitude au jugement hâtif  a fermé les yeux sur l’essentiel. « Bien que la branche soit solide, le caméléon la tâte à plusieurs reprises avant d’y mettre sa patte, disait un proverbe africain. »

Nous continuons à attendre du district de Garoua le partage de ce qu’ils ont avec les Maisons de formation. C’est un appel lancé par l’administration provinciale depuis des années. Dans le cahier de comptabilité de Maison Yves Plumey, pas de trace du don de ce district, alors que nous y trouvons les Associés oblats (association récente), la paroisse de Bangue (dernière fondation oblate), d’autres personnes de bonne volonté (non-Oblates) qui aiment et soutiennent notre Maison de formation. Les sacs de mil, de maïs, d’arachides, des cartons de savon, des bouteilles d’huile ne manquent pas dans ce District et les OMI qui y travaillent ont été formés par la Congrégation. Ce n’est qu’un rappel.

 Si chacun donne un Fil, le PAUVRE aura une CHEMISE. Ce qui manque au pauvre, c’est la moitié de l’argent qu’on dépense à étudier son cas. Quand nous parlons de partage, nous entendons bien le partage de ce qu’on est et de ce que l’on a. Nous préférons les partages fraternels aux soutanes avec ou sans ceinture. N’a-t-on pas lu C. 49: … Le succès de la formation dépend de la collaboration de tous, personnes et communautés…

Le noviciat n’est pas le scolasticat. Il s’agit de deux étapes de la formation qui se suivent graduellement. De grâce qu’on cesse de confondre pomme de terre et Angleterre. Le verbiage ? La remarque pertinente ? Prière de lire les CCRR sur le scolasticat et le noviciat. La vie est comme un arc-en-ciel… il lui faut à la fois de la pluie et du soleil pour que ses couleurs apparaissent.

Nous avons du travail qui nous a été confié et nous essayons de ne ménager aucun effort pour la réussite de cette noble tâche, car la vie de notre Institut en dépend. Le temps passe et les œuvres restent. Celles-ci marqueront notre histoire et resteront les vestiges de la responsabilité de chaque génération.

Et pour finir en beauté l’année académique en cours, nous attendons que les évaluations et les examens de fins d’année nous édifient sur le rendement de notre travail annuel ; confions-nous les uns les autres en ce mois de mai à notre adorable Mère, la Vierge Marie.

(Equipe de formation, Maison Yves Plumey)

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