Religieux(ses) autour des évêques de Yaoundé

(Pascal KIDARI, omi)

Chorale église cathédrale, Yaoundé

A l’occasion de l’ouverture solennelle de la conférence épiscopale de la province ecclésiastique de Yaoundé (CEPEY), en vue de réfléchir sur la pastorale et les enseignements donnés dans les grands séminaires, les évêques de l’archidiocèse de Yaoundé ; comprenant Yaoundé, Bafia, Sangmélima, Ebolowa, Kribi, Obala et Mbalmayo, organisent une messe pour tous les religieux des sept diocèses à la cathédrale Notre-Dame de Victoire de Yaoundé ; un peu comme pour rehausser la mouvance de l’année de la vie consacrée.

En effet, depuis des jours l’on s’y préparait doucement. Les religieux et les fidèles de Yaoundé en étaient informés. En ce soir du 03 mars, à 16h déjà, la foule s’amassait aux quatre pieds de la cathédrale. D’aucuns montaient, d’autres descendaient. L’on allait et l’on revenait sur ses pas pour attendre l’heure prévue. Les religieuses étaient visiblement majoritaires.

17h sonna et l’on discutait l’entrée de l’église. Une longue file d’enfants de chœur défila sur l’allée centrale, puis suivent des pères et des évêques et le sanctuaire fut orné de violet. L’on y quêtait de regard la présence de Mgr Victor Tonyé Bakot, évêque émérite de Yaoundé, mais en vain. Monseigneur Jean Mbarga, l’ordinaire du lieu, présidait à cette liturgie eucharistique. La chorale s’agitait et s’exécutait dans une aile de la nef.

Cathédrale de Yaoundé

Monseigneur Christophe Zoa, évêque de Sangmélima, donna l’homélie sur les textes du jour. Il semblait dire que les évêques ne peuvent mener une pastorale d’ensemble dans leurs Eglises locales sans la contribution franche des religieux. Comme pour dire les religieux sont de fer de lance, une concrétisation quotidienne de la pastorale de toute l’Eglise. Une approche pastorale facilitée par les œuvres caritatives multiples. Ils sont mieux placés pour « remuer de leurs mains les fardeaux » que la vie charge bon nombre de fidèles en longueur  des journées.

En cette année de vie consacrée, tout discours y concourt : Mgr Christophe rappela que les crises qui traversent la vie religieuse ne sont pas « l’antichambre de la mort » de celle-ci, mais un caïros pour un avenir meilleur de toute l’Eglise, il suffit seulement que les religieux eux-mêmes redeviennent plus sérieux vis-à-vis de leur engagement. Il fit mention en un détour du discours du Pape François quand il souligne l’état actuel de la vie consacrée, à savoir : l’obéissance des membres de la communauté, la schizophrénie existentielle et la recherche de la vaine gloire. La conversion à l’humilité est exigeante à tout point de vue, d’ici et maintenant.

C’est ainsi que la « décentralisation » de la foi pourrait s’opérer pour pouvoir permettre à la périphérie de goûter à la joie chrétienne, continuait-il. Tout ce qui se fait, se dit et se vit de sérieux dans l’Eglise est l’effort conjugué de plusieurs religieux, car ils sont à tout jamais un reflet de lumière qui se meurt dans nos foyers et nos presbytères, soutenait Mgr Mbarga.

Cathédrale Notre-Dame de Victoire de Yaoundé

La messe finie, les évêques, les recteurs des grands séminaires, les vicaires généraux,  les chanceliers et les supérieurs majeurs présents se retirèrent pour un verre d’amitié et la foule se pressa à la sortie. Elle était bien tombée cette journée : juste à la veille de la conférence sur le rapport entre l’Eglise locale et les religieux qu’organise l’Ecole Théologique Saint Cyprien de Ngoya, le 04 mars, dans son enceinte.

(Pascal KIDARI, omi)

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