Scolastiques oblats en atelier de Formation Humaine et Intégrale (F.H.I.) à Okola

(Fr sc. Raphaël BEYENE BEYENE, omi)

Atelier Okola Cameroun 2014

Raphaël Beyene BeyeneDepuis le début de l’année, les jeunes profès de la maison Yves-Plumey de Yaoundé, tous étudiants en Philo à l’Institut saint Joseph Mukasa, suivent   dans cet institut un atelier de Formation Humaine et Intégrale (F.H.I.). Ledit atelier s’est soldé par une mini session de formation qui a eu lieu du 28 au 29 janvier 2015 dans l’enceinte de la paroisse Saint-Esprit  d’Okola. Bien des communautés ont répondu à cet appel via la présence de leurs candidats: les Fils de l’Immaculée Conception, l’institut Pontifical des Missions extérieures, les Franciscains de l’Emmanuel, les Missionnaires des saints Apôtres, et les Oblats de Marie Immaculée.

Les jeunes religieux sont arrivés de bonne heure au lieu du rendez –vous, accueillis par Mesdames Megnang Julienne, Goufan Yvonne, Mekon Adèle et Minkada Martine qui furent aussi les animatrices de cette rencontre. Une atmosphère de paix et de joie régnait dans cette aire.

La session a été ouverte sur ce thème : « comment vivre ma sexualité avec équilibre selon le sens que j’ai décidé de donner à ma vie ? » Les jeunes religieux à travers des partages et des ateliers, ont profité des innombrables richesses de cette école de savoir-vivre qui a été un véritable culte de l’amour du prochain. Voici succinctement des éléments du contenu de la session, ce qui a retenu davantage notre attention.

Groupe d'étudiants particiipants atelier FHI Okola

D’entrée de jeu, nous avons retenu que toute personne a des forces et des faiblesses. Or nous sommes des personnes, donc nous avons des faiblesses. Ceci étant naturel, nous sommes appelés à aimer nos frères en tenant compte de ces 2 aspects.

De plus, nos sens nous mettent en contact avec notre environnement immédiat, et même notre environnement métaphysique. Ce que nous proposent les organes de sens produit en nous des pulsions sensorielles, qui sont des penchants qui propulsent l’individu vers une source de plaisir. Cela dit, au contact de ce que nous aimons et qui nous procure du plaisir, (musique, nature, beauté des personnes, etc.) nous devons en tant que créatures de Dieu nous élever à la réalité qui se cache derrière, la chose que nous contemplons, cette réalité qui n’est rien d’autre que  le Créateur, ce Dieu et Père qui est au-dessus de tous et vers qui nous allons (1 Co 8. 6 ; Ep 4. 6); le contact de cette réalité métaphysique procure un immense plaisir.

FHI Okola

Il s’ajoute à cela un autre fait tout aussi naturel que les précédents : le Moi attire et séduit, tout comme il est lui-même attiré et séduit. Il y a en toute personne des pouvoirs de séductions qui attirent l’autre ; ce peut-être la beauté physique, l’art de parler ou de la musique, etc. Mais pourquoi séduit-on ? Là se trouve la grande question. Certainement pour attirer l’attention d’une personne quelconque ou tout simplement pour soumettre l’autre à mon pouvoir, ce qui est en soi un détournement. Quel objectif veut-on atteindre en séduisant ? Quels sont les moyens que je prends? Ai-je à l’esprit le sens que j’ai décidé de donner à ma vie ? À ce niveau, il est important pour la personne humaine, consacrée qui plus est, d’avoir conscience de ses faiblesses et de ses pouvoirs de séduction. Ce faisant, nous découvrons qui nous sommes et pouvons ainsi consolider la vertu de la maitrise de soi. Les pulsions sensorielles doivent être transcendées ; les entretenir pourrait nous conduire à vivre le plaisir sexuel.

Etudiants FHI OkolaEn outre, les pulsions sexuelles  sont des poussées intérieures puis extérieures vers une source de plaisir sexuel. Elles sont le résultat de pulsions sensorielles entretenues voire ruminées ; par exemple, un jeune homme amateur de musique est naturellement séduit par des personnes dotées du talent de la musique; il arrive alors dans un milieu où il rencontre une jeune fille qui chante merveilleusement bien. Il apprécie le chant par ses sens et en son fort interne ; de retour chez lui, le garçon repense à la voix qui a fait jaillir cela ; Il entretient ainsi le plaisir sensoriel et petit à petit les pulsions sexuelles s’éveillent. Et il commence à éprouver le désir sexuel. Cependant, dans l’optique de mieux aimer et mieux servir le prochain il vaudrait mieux gérer ces pulsions. On reconnait leur présence  à travers des symptômes tels que l’impatience, l’adrénaline qui monte, l’érection chez l’homme, le désir de l’acte sexuel, etc. Mais il existe pour cela un antidote très efficace, agissant à deux niveaux ; au niveau psychique, il est  conseillé de penser à autre chose, lire, écouter de la musique ou alors rejoindre les autres pour se changer les idées. Pour ce qui est du niveau physique, il serait bien de s’occuper ou tout simplement de se déplacer, de manière à déloger la tension qui s’est réfugiée dans notre corps par l’entretien d’une pulsion sensorielle ; autrement on sera à coup sûr tenté de vivre le plaisir sexuel.

En dernier ressort, Le monde dans lequel nous vivons brille aujourd’hui par une épidémie du relativisme moral à tel point que si nous ne nous éduquons pas nous-mêmes, nous risquerions  d’être transformés par le milieu dans lequel nous vivons. Devant les épreuves et les tentations de tout genre, il faut savoir ce qu’on est et savoir ce qu’on veut car, comme dit Jacques Ellul, «l’homme commence là où il sait maitriser, intégrer ses désirs et limiter son plaisir en fonction de ceux qui l’entourent, c’est-à-dire se soumettre à la transcendance de l’amour. Le reste n’est que la plus banale animalité.»

(Fr sc. Raphaël BEYENE BEYENE , Omi)

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