Infos Garoua

Accueil missionnaires omi Garoua

SOMMAIRE:


Passage du Frère Benoît DOSQUET à Garoua

Benoît Dosquet Garoua Cameroun

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

Arrivé à Garoua, de Yaoundé, dans la journée du Dimanche 22 Juin 2014, peu avant midi, le Frère Benoît DOSQUET, omi, était l’invité de cette année pour l’animation de la session annuelle des Frères de la Province du Cameroun.

La session qui a réuni 11 Frères de la Province du Cameroun (à savoir : Augustin Antoine Ekanga, Bernard Deuzoumbe, Christian Gossambaye, Ernest Mbemba, Grzegorz Rosa, Jean-Marie Diakanou, Maurice Deuzoumbe, Mirabeau Diatang, Pierre Penta et Simon-Pierre Bamo) et 1 Frère de la Province de Natal, en Afrique du Sud (Andile Dladla), a démarré dans la soirée du Dimanche 22 Juin 2014, après le souper, et pris fin dans l’après-midi du Mercredi 25 Juin 2014. Elle s’est tenue dans la salle de conférences de la procure des missions de Garoua sous le thème : "la Conversion personnelle".

L’animateur de ladite session, puisqu’il s’agit bien de lui, est membre de la communauté oblate d’Aix-en-Provence. Originaire de Liège, en Belgique, il est né le 18 Mai 1966. Il a fait sa Première Profession dans la Congrégation le 26 Août 1995, et sa Profession Perpétuelle le 19 Mai 2002.

C’est un homme plein d’expériences qui a servi dans plusieurs ministères dans la Congrégation : 2000 – 2001 : Stage pastoral à Kinshasa (RDC) ; 2001 - 2005 : Assistant paroissial et trésorier de communauté (Belgique) ; 2005 - (Aix-en-Provence - France) : Ministère auprès des Jeunes 2005 - : Président du Comité Permanent des Oblats Frères 2006 - ; Conseiller Provincial 2008 – ; Trésorier de la communauté 2009. En 2010 il était l’un des invités du Père Général au 35ème chapitre général de la Congrégation [Source http://www.omiworld.org/SpecialChapter/default.asp?p=35ch2&v=C&ID=21].

Satisfait de sa visite de travail sur la terre de mission de Monseigneur Yves Plumey, il n’est pas reparti au berceau de la Congrégation sans nous laisser une sorte de compte rendu de son entretien avec les Frères et quelques-unes de ses impressions :

Animateur Dosquet Garoua

" D’abord pour ce qui est de la session avec les Frères, nous avons commencé par une dynamique de retour sur sa foi personnelle : nous sommes partis de la conversion du Fondateur pour faire une relecture de sa foi personnelle.

Nous avons enchaîné avec la relation entre le Fondateur et les premiers oblats : chaque Frère présent a eu l’occasion de relire la lettre du Père Tempier au Fondateur et d’en faire sienne afin de la réécrire au Fondateur. J’emporte toutes ces lettres avec moi pour les déposer à Aix.

Ensuite nous sommes repartis à la Genèse de la Vie Religieuse : nous avons repris l’histoire de la Vie Religieuse et l’histoire des Frères dans la Congrégation pour nous interroger sur les caractéristiques des Frères au Cameroun.

Puis nous avons fait une sorte d’étude de la Constitution 1 :

C’est l’appel de Jésus Christ, perçu en Église à travers le besoins de salut des hommes, qui réunit les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Il les invite à le suivre et à prendre part à sa mission par la parole et par l’action. La Congrégation est cléricale, de droit pontifical. Elle groupe en communautés apostoliques des prêtres et des Frères qui se lient à Dieu par les vœux de religion ; coopérant avec le Christ Sauveur et imitant son exemple, ils se consacrent principalement à l’évangélisation des pauvres.

Nous avons vu en premier, Jésus Christ, puis la Communauté et l’Église. Enfin, nous avons relu l’expérience pastorale des uns et des autres pour essayer d’en dégager un tant soit peu ce qu’il y avait comme signes des temps pour aujourd’hui (la foi des chrétiens ici au Cameroun – cette fois solide, cette entraide par rapport à tout ce qui se passe ici au Nord-Cameroun, avec des réfugiés qui viennent de la République Centrafricaine – le défi de nous, missionnaires Oblats de Marie Immaculée, par rapport au témoignage de vie que nous donnons – le défi par rapport à la jeunesse d’aujourd’hui, pouvoir avoir des jeunes ayant une foi, mais aussi un être de vie solide pour pouvoir affronter les sectes religieuses…)

Comme caractéristiques que les Frères ont dessinés chez eux-mêmes, il y a : être vrai, être animé de Jésus Christ, car c’est seulement ainsi qu’on peut pouvoir témoigner de quelque chose ; la communauté, le travail par le travail humble…

Puis, pour ce qui est de mes impressions personnelles, c’est tout d’abord la variété de nationalités présentes au scolasticat Yves Plumey de Yaoundé qui m’a beaucoup impressionnée. Et, plus je me suis avancé à l’intérieur de la Province, j’ai vu cette internationalité s’étendre jusqu’au niveau des Frères, car j’ai constaté que déjà au scolasticat vous avez un Frère originaire de la Province de Natal (en Afrique du Sud) en formation en théologie, et un Frère originaire de la Guinée Bissau en formation au Noviciat Joseph Gérard de N’Gaoundéré (et qui sera peut-être le tout premier oblat Bissau Guinéen).

De plus, à voir le nombre considérable de jeunes en formation au scolasticat et au noviciat, je ne peux m’empêcher d’imaginer tout le travail que les formateurs doivent avoir derrière tout ça. Aussi, je leur dis merci pour tout le service qu’ils rendent à la Congrégation.

Je suis animé par deux certitudes eu égard à l’avenir de la Congrégation par rapport aux vocations oblates et que j’aimerais bien partager avec vous :

Tout d’abord : nous nous devons, nous-mêmes missionnaires Oblats de Marie Immaculée, d’être centrés sur le Christ, et de vivre la Charité dans nos communautés. Tout oblat connaît le testament du Fondateur : « Pratiquez bien parmi vous la charité… la charité… la charité et, au dehors, le zèle pour salut des âmes ». Il dit trois fois "charité" av²ant de partir en mission. Pour moi, quand on aura vécu ça, on sera de vrais témoins ; et lorsqu’on est de vrais témoins, il y a d’autres qui arrivent. Je reste persuadé de cela.

Comme dernier mot, j’aimerais profiter de cette opportunité pour remercier le Père Provincial, Raymond Pierre Nani, omi, pour m’avoir invité à animer la session avec les Frères. "

Dosquet repasOMI Repas Garoua

Dosquet au CamerounDosquet Repas Garoua

DosquetAnimateur Dosquet Garoua

Dosquet CamerounRepas Dosquet

Le séjour du Frère Benoît, à Garoua, s’est terminé sous un climat de fête et de joie, autour de la table, à l’occasion des neuf ans de sacerdoce de notre Père Provincial, Raymond Pierre Nani, et tous nos confrères de son groupe d’ordination : Alexis bouba todou, Cornelius nnabuife, Expédit koye, Jean-Marie nkengue et Paulin bewa.

Tout en Félicitant nos confrères pour leurs années de persévérance et de service dans la vigne du Seigneur, nous disons un grand merci au Frère Benoît DOSQUET, omi, pour son séjour parmi nous, et pour le partage de son expérience missionnaires avec nos Frères Oblats. Nous lui souhaitons un bon retour au Berceau de notre Congrégation et lui demandons de déposer notre Province entière à la tombe de notre saint Fondateur afin que son intercession paternelle nous obtienne beaucoup de succès dans notre mission d’annonce de la Bonne Nouvelle aux Pauvres (aux multiples visages).

Bon retour !

Dosquet Garoua

Haut


Rencontre des Oblats du District de Garoua

Oblats District Garoua
Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, District de Garoua

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

C’était Mardi dernier, 22 Avril 2014, que s’est tenue la rencontre des Oblats du District de Garoua. Constitué, en effet, des Communautés Oblates de Sainte Monique – Touroua, Mater Orphanorum – Bibemi et Saint Pierre – Garoua, tous les Oblats de ces communautés, à l’exception du Père Patrice Mukwanga (empêché), avaient répondu « Présent » à l’invitation de leur supérieur de District. Les présents étaient les Pères : Ludwik Stryczek, Francis Anigbogu, Andrzej Lachowski, Frédéric Ganava, Peter-Claver Anucha et le Diacre Yundula Aziz.

Quatre grands moments ont ponctué ladite rencontre :

Réunis donc autour de leur supérieur, le Père Joachim Manianga, les Oblats dudit district ont réfléchi sur leur vie oblate personnelle et communautaire.

C’est aux environs de 11h30 minutes qu’ils sont tous arrivés au presbytère de Saint Pierre, à Garoua. Tout de suite après l’arrivée, c’était l’apéritif et le repas, suivi de la sieste. C’est ainsi que s’achevait la première partie de cette rencontre familiale qui se voulait aussi bien être festive, car nous nous trouvions encore dans l’Octave de Pâques.

Seigneur, Tu nous as réunis cet après-midi ; nous avons besoin de Ta présence, de Ta lumière et de Ton esprit. Donne-nous la claire vision de notre vie oblate pour que nous soyons vraiment fidèles à l’esprit de notre congrégation et que nous soyons toujours au service de Ton peuple.
Notre Père

C’est par cette prière faite par le Père Andrzej Lachowski que s’est ouverte la deuxième partie de la rencontre. Après un premier partage portant sur la vie d’ensemble des membres de chacune des communautés présentes, a suivi un deuxième partage portant cette fois-ci sur la Concrétisation du Triennium Oblat dans la Province, selon la Lettre Circulaire du Père Provincial à tous les Oblats de la Province, datant du 24 Février de l’année en cours.

Groupe OMI District de Garoua

Pour ce qui est du premier partage, il y a eu une bonne impression générale sur la vie communautaire telle que vécue dans chacune des communautés sus-citées, malgré les difficultés journalières qui, comme des condiments dans une sauce, s’y ajoutent soit un peu trop, soit un peu moins apportant chacun un peu du sien au train-train quotidien.

C’est sur le deuxième partage que les Oblats présents se sont davantage attardés. En effet, c’est le temps du Triennium. Et, depuis Douala 2013, tout est déjà lancé dans notre Province pour le compte de la Première Année de ce temps-fort de notre Famille Religieuse.

Tout ce partage s’était vraiment articulé autour du thème même de cette première année : « Un Cœur nouveau ! » Chacun des participants se devait de dire ce qu’il entend par cela. Un cœur nouveau : Comment le comprendre ?

Au cours donc de la ronde pendant le partage, il a entre autres été relevé qu’entre nous Oblats, nous réfléchissons trop en termes de diocésain plutôt qu’en des termes de religieux Oblats, Frères d’une même Famille Religieuse. C’était donc un encouragement à éviter les termes tels que Curé, Vicaire, etc. (qui créent des distances parmi nous et nous séparent, car simplement liés à des titres) afin de promouvoir davantage des termes tels que Frères, Confrères, etc. (qui nous rapprochent plus les uns des autres).

Une remarque assez pertinente a été faite au sujet de la Formation. Cela est parti du constat qu’ils sont très peu les Oblats qui font encore usage de notre livre de prière : La Prière Oblate. C’est comme si ce livret contenant pourtant de très belles prières, n’était conçu qu’à l’usage du Noviciat. Ainsi, après le Noviciat, on pourrait tout simplement le mettre dans sa bibliothèque si on en a encore une. D’où un bon nombre de questions parmi lesquelles :

Bien d’autres réflexions pourraient encore être développées à côté de celles-ci, mais plutôt sur un tout autre angle : nos signes Oblats ; la croix Oblate, par exemple. Beaucoup parmi nous semblent être davantage à leur aise en mettant une soutane sans croix. Ce qui nous met exactement au rang des diocésains, puisque nos Constitutions et Règles le soulignent très clairement : « L’habit des Oblats est celui des clercs du diocèse dans lequel ils se trouvent. Lorsqu’ils portent la soutane, leur seul signe distinctif est la croix oblate » (C. 64).

Et celui qui met sa soutane sans sa croix oblate : serait-il déjà devenu diocésain, ou est-il encore missionnaire Oblat de Marie Immaculée ?

Combien parmi nous font même encore la prière pour le Triennium, composée par le Comité de Liturgie de notre Province ? Ou bien, tous les Oblats de notre Province savent-ils qu’il existe bel et bien une prière comme çà, ou peut-être qu’ils en ont jamais entendu parler ?

Après ce partage, le souci de ce groupe d’Oblats s’était tourné vers le Groupe des Associés aux OMI (AMMI), puis vers les Vocations Oblates.

Concernant les Associés, il a été noté qu’il y a un petit groupe naissant à Bibemi et qui demande déjà une certaine attention. A Touroua, les Oblats ont déjà parlé de cela aux chrétiens, et il y a certaines personnes qu’ils pensent pourraient bien s’y intéresser. Mais ils observent encore voir jusqu’où cela irait.

Quant à ce qui est des Vocations Oblates, il a été constaté qu’il y aurait un peu trop de dossiers à fournir pour les jeunes candidats, ce qui revient à une somme bien énorme déjà pour un jeune étudiant en classe de Terminale demandant à gagner nos rangs. Des papiers comme le Casier du Judiciaire sont-ils vraiment nécessaire lorsqu’on sait qu’il y a déjà un Oblat qui, ayant suivi le candidat, devrait fournir son témoignage au chargé de vocations avant que le jeune homme ne fasse son entrée au Prénoviciat. Mais alors, cela signifierait aussi que l’Oblat en question fasse très bien son travail.

OMI rencontre District de Garoua

La réunion à proprement parler s’est achevée avec les divers, au cours desquels les participants se sont échangés des nouvelles sur les événements à venir : congé, anniversaire, etc.

Après cette bonne réunion, le groupe d’Oblats s’est dirigé vers la chapelle de la communauté oblate de Saint Pierre, pour la prière des Vêpres solennellement animée par le Diacre Aziz. Après quoi c’était le dîner, avec une longue causerie, avant que chaque Oblat regagne sa chambre pour le coucher.

Le lendemain matin, la matinée avait démarré avec l’Eucharistie présidée par le Père Andrzej Lachowski, en l’église paroissiale. A suivi, le petit déjeuner qui a clôturé ladite rencontre. La prochaine rencontre est prévue vers la fin du mois d’Août.

Que le Seigneur bénisse notre district avec ses différentes communautés constituantes, et à travers elles, toute notre Province du Cameroun.

Lire la Réaction du scolasticat Yves Plumey à cet article

Haut


Funérailles de MADEKEU Thérèse

Transmission canne grand-mère à sa fille aînée
Transmission de la canne de la grand-mère à sa fille aînée

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

Bien-aimés dans le Christ […] Depuis le 17/01/2014, nous sommes douloureusement frappés par la séparation physique d’avec notre mère, notre grand-mère, notre amie et notre sœur MADEKEU Thérèse. En ce jour de ses funérailles, nous sommes invités, une fois de plus, à méditer sur le mystère de la mort dont seul le silence serait la seule attitude la plus parlante. Mais comme humains, il nous faut en dire quelque chose ; pas avec la prétention de vous convaincre (je n’ai pas d’arguments), pas non plus avec l’audace de faire de vous des gens qui méprisent la vie au nom des réalités spirituelles, mais avec le souci de faire de vous des amoureux de la vie malgré la mort et au-delà de la mort […]

Mes chers frères et sœurs dans le Christ, pour celui qui croit, la mort n’a pas de place ; pour celui qui met sa confiance dans le Seigneur, la mort n’a pas le dernier mot ; pour celui qui a été baptisé dans le Christ, la mort est un motif de joie sans fin, car elle est la porte par laquelle la rencontre avec Dieu est possible. Thérèse a cru, nous avec elle ; elle est morte dans cette foi de l’Eglise ; nous croyons et attestons par cette eucharistie qu’elle est assise auprès du Christ qu’elle a su servir sa vie durant. Fini le temps de pleurs et de deuil. Ces mots de Jésus valent aussi pour la famille de MADEKEU Thérèse : « Ne craignez pas croyez seulement ». Avec Jésus, la mort est un sommeil en attendant son retour glorieux quand il viendra nous faire participer à la gloire sans fin auprès de son Père. La mort, ce passage de la corruption à l’incorruptibilité, de la condition mortelle à  ‘immortalité, du trouble à  la tranquillité fait partie intégrante de la vie de l’homme ; d’où l’intérêt pour nous de faire bon ménage avec elle en nous y préparant au jour le jour par une vie de conversion progressive ; ne dit-on pas souvent que, dès la naissance, on est déjà assez vieux pour mourir  et que vivre c’est apprendre à mourir? Par son absence et dans son silence, Thérèse nous interpelle à apprendre à mourir avec le Christ pour ressusciter avec Lui. Acceptons de mourir à nos péchés, à notre désobéissance à faire la volonté de Dieu pour aspirer à une vie de ressuscité pour l’éternité.

C’est autour de ces mots que s’est articulée l’homélie prononcée par le révérend Père Abraham HAMAN, omi, au cours de la messe des funérailles de sa grand-mère ; messe que lui-même a présidée, le Samedi 1er Mars dernier, dans un village situé à quelques kilomètres de la ville de Guider, non loin de Sorawel.

Témoignage de la Sœur à la défunte
Témoignage de la Sœur à la défunte

Les participants qui n’ont pas l’occasion d’avoir des célébrations Eucharistiques tous les Dimanches, ont bien rendu grâce au Seigneur pour cet événement qui leur a valu une Messe Dominicale anticipée (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le célébrant principal est vêtu de Vert, couleur liturgique de la période, et les concélébrant de violet, pour marquer l’espérance en la résurrection de Thérèse MADEKEU). N’est-ce pas beau, tout ça ?! On pouvait déceler dans l’attitude de ces fidèles venus en très grand nombre, l’acclamation : "Heureuses Funérailles qui nous ont valu une Messe Dominicale sur place".

Liturgie EucharistiqueOuverture de la célébration Eucharistique

Avant la bénédiction finale le président de la célébration a procédé à la remise de la canne de la grand-mère à la fille aînée de la défunte. C’est là une coutume Guidare qui marque la continuité de la mission familiale qui ne s’arrête pas avec la mort, mais se poursuit de générations en générations. Ironie du sort, le bâton de la grand-mère a été remis par le Père Abraham à sa propre mère qui, désormais, prend la commande de la famille, comme fille aînée. Une comparaison de ce geste de transmission peut ici être faite avec une très ancienne tradition oblate qui veut que les candidats à l’Oblation Perpétuelle choisissent la croix oblate d’un aîné défunt de leur choix. Ceci pour continuer la mission du Christ qui ne s’arrête pas avec la mort d’un des nôtre mais continue et se transmet comme héritage. Quelle coïncidence !

Messe de funéraillesFoule participant messe funérailles

À la fin de la célébration, le Père Abraham a tenu à dire merci à sa famille religieuse venue se faire représenter par quelques Oblats de Garoua et de Figuil : les Pères Théophile et Edmond, le diacre Aziz et le Frère Christian. Un autre témoignage de la solidarité oblate qui a une fois de plus donné raison au psalmiste de chanter : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » (Psaume 132 [133]). Puisse par la miséricorde de Dieu, l’âme de Thérèse Madekeu et les âmes de tous les fidèles défunts de nos différentes familles reposer en paix.

Oblats présents aux funéraillesAbraham Haman et OMI de Garoua

Haut


De la ville provinciale à la ville sainte
Fin visite père Cornelius Ngoka, Assistant général OMI

Cornelius Ngoka photo famille oblate Garoua

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

C’est Jeudi, aujourd’hui, le 13 Mars 2014 ! C’est le jour où tous les Oblats qui travaillent dans la ville provinciale se retrouvent à la paroisse Saint Pierre pour le repas de midi. En effet, les Oblats en mission à Garoua expriment partiellement leur fraternité en faisant le tour des trois communautés oblates de Garoua, pour le partage du repas de midi. Ainsi, les Dimanches ils se retrouvent tous à la procure des missions, les Lundis à la Maison provinciale et les Jeudis à la paroisse Saint Pierre. Et tous les Oblats de passage dans la ville provinciale sont aussi invités à se joindre à eux pour ce traditionnel repas.

Groupe OMI compagnie provincial Raymond Nani

Aussi, ce Jeudi, les Oblats de Garoua n’ont pas manqué à ce rendez-vous traditionnel et classique qui, toutefois, a pris une coloration toute différente avec le passage du Premier Assistant de la Congrégation, le Révérend Père Cornelius Ngoka, omi. En effet, depuis le 02 du mois en cours, le numéro 3 de notre Famille religieuse est en visite de service dans sa Province d’origine. Ainsi, accompagné du Père Provincial Raymond Pierre Nani, omi, il a visité, tour à tour, toutes nos maisons de Formation, en partant du Scolasticat International-Consolidé – monseigneur Yves Plumey – de Yaoundé au Prénoviciat Père Yves Tabart de Mokolo-Tada, en passant par le Noviciat Bienheureux Joseph Gérard de Ngaoundéré.

Cornelius Ngoka et convives st Pierre Garoua

Avant donc son retour dans la ville sainte via Yaoundé (départ de Garoua ce Vendredi soir), le Père Cornelius, omi,  est passé comme hôte d’honneur du traditionnel et classique repas du Jeudi—Saint Pierre qui, pour la circonstance, en plus des membres des trois communautés de Garoua, a rassemblé les Frères Oblats de la communauté de Touroua (les Pères Ludwig Stryczek, omi et Francis Anigbogu, omi), de Bibémi (yà Patrice Mukwanga, omi) et un prêtre du diocèse de Yagoua, en visite dans la ville. L’atmosphère festive et très détendue a favorisé un partage vraiment riche et fraternel à l’échelle universelle et internationale. L’heure était aux souvenirs et au partage des nouvelles sur la vie de la Congrégation, au niveau de la Formation. « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » (Psaume 132 [133]).

Groupe OMI repas st Pierre Garoua

Quel autre meilleur moyen de vouloir quitter le Cameroun que de dire merci au Maître de l’histoire, lui qui a rendu tout ceci possible ! Ce faisant, ce Vendredi matin, la communauté paroissiale de Saint Pierre a eu l’honneur de prier le Divin Office (avec exposition du saint-Sacrement) et d’offrir le Saint Sacrifice de la Messe en compagnie du Père Assistant Général et du Père Provincial.

Photo famille Cornelius Ngoka repas st Pierre Garoua

N’est-il pas vrai que « Tout est bien, qui finit bien ? » Alors, bon retour,  Père Cornelius, et au plaisir de vous revoir ! Vous nous quittez, certes, pourtant nous [vous rassurons], selon une expression camerounaise, que « On est ensemble ! »

Haut


Messe de Requiem pour les Pères
Jacques POMÈS et Jean COLSON, OMI

OMI Garoua Messe Requiem Colson et Pomès

(Yundula Aziz Idal Bertrand, omi)

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur.
C’est en lui qu’a resplendi pour nous l’espérance de la résurrection bienheureuse ; et si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l’immortalité nous apporte la consolation. Car pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux […]
(Préface des Défunts N° 1).

C’est dans l’esprit de cette Préface des Défunts que, fidèles à nos Constitutions et Règles (« Nous Garderons vivant le souvenir de nos défunts et nous ne manquerons pas de prier pour eux, offrant fidèlement les suffrages prescrits à leur intention » Constitution 43), tous les Oblats de Garoua - partant du Plateau à la Procure des Missions, en passant par la Paroisse Saint Pierre - se sont réunis autour du Père Provincial, Raymond Pierre Nani, [ce lundi 24 février 2014] pour rendre grâce au Seigneur pour la vie toute donnée de nos Frères-Prêtres Oblats : Jacques Pomès et Jean Colson qui nous ont quittés, respectivement, les 13 et 22 Février de l’année en cours.

Liturgie des heures Chapelle OMI GarouaLaudes Chapelle OMI Garoua

Dans son homélie pour la circonstance, le numéro 1 des Oblats au Cameroun, au Tchad et au Nigeria a simplement repris les quelques témoignages de quelques Oblats ayant assisté nos deux Frères défunts avant leur départ vers le Père.

Celui du Père Jean Colson est un curriculum vitae dressé par le Père André Marion, omi, et qui se trouve déjà sur ce site. Le plus touchant des deux témoignages présentés par le Père Provincial était celui ou ceux concernant le Père Jacques POMÈS.

Célébrant Raymond Nani et diacre AzizPrière Chapelle OMI Garoua

En effet, ce dernier, avait généralement été mal compris dans son choix radical, un peu spécial et très particulier, à vivre avec les pauvres. Pour beaucoup, le Père Jacques n’était plus missionnaire Oblat de Marie Immaculée. Tel n’est cependant pas ce qui ressort du témoignage du Père Provincial qui lui a rendu visite quelques temps juste avant sa mort. Celui-ci raconte : « Le Père Philippe Alin, le Frère Givelet et moi avons rendu visite au Père Jacques. Il nous a très bien reçus, et il m’a présenté à tous les membres de sa "famille" comme étant son supérieur. Il leur disait : voici le Père Raymond ; c’est mon Patron. Il est venu me rendre visite. » C’est bien là une preuve que le Père Jacques demeurait un des nôtres, un Oblat, jusqu’à sa mort. Et voici ce que disent de lui, Monseigneur Jean-Claude Bouchard, omi, et le Père Philippe Alin, omi.

Monseigneur Jean-Claude Bouchard :

Vous savez certainement maintenant que Jacques est décédé Vendredi soir à 20h50. Il était au bout. Il ne mangeait plus, n’avait même plus la force de boire de l’eau. Il avait la diarrhée, il faisait du palu… Il est allé en diminuant. Tout cela mis ensemble avec la malnutrition l’a emporté. Mais je ne serais pas surpris qu’il ait eu aussi une hémorragie interne car il faisait des selles noires, et sans manger. Une telle faiblesse pouvait bien venir d’un taux d’hémoglobine allant de plus en plus vers le zéro. Je me souviens de ma propre expérience quand j’ai eu mon ulcère. Il a reçu les sacrements encore bien conscient et il a pu me parler. Il était prêt à partir. Il m’a dit qu’il avait tout donné. Ça m’a rappelé la parole de Jésus, tout est consommé.
Hier matin nous avons fait une messe de funérailles ici à la cathédrale. Les textes de la fête des saints Cyrille et Méthode ne pouvaient pas être plus adaptés. Pas eu besoin de chercher. Mais je regrette qu’on n’ait pas fait une photo de lui dans le cercueil. Il était beau habillé en aube et en étole. Personnellement, ma tête était trop fatiguée et les autres n’y ont pas pensé. Dommage !
À 13h nous sommes partis pour Zeble où nous l’avons mis en terre après des prières, des témoignages… j’ai repris le même évangile qui aura certainement parlé aux gens. Il aura une belle tombe. Robert Cimlina a d’ailleurs repris l’évangile en disant "mangez ce qu’on vous offrira" veut dire que vous souffrirez de la faim, ce qui fut le cas de Jacques !

Père Philippe Alin :

Cher Bertrand, Tu me demandes d’écrire quelque chose à propos de Jacques qui vient de nous quitter. Je te réponds à chaud…
Son ami, le pasteur Szobody vient de me dire : "Quel docteur de l’incarnation nous avons perdu, notre tristesse est immense !"
Ce cri du cœur résume bien le feu qui brûlait Yam-Gonli (son nom Bana). Il a vécu quelque chose de très grand, à sa façon bien sûr, que nous jugions étroite et exclusive ; il se voulait un banana alors que ce n’était pas vrai bien sûr, mais il voulait être au plus près de ce peuple, il y a laissé sa peau.
Nous l’avions visité à Noël avec le Provincial Raymond, il ressemblait déjà à un cadavre… À l’invitation que je lui faisais de se nourrir comme il l’avait promis à monseigneur, il m’a répondu : "Je ne peux pas manger tout seul, c’est impossible pour moi". Il avait toujours faim mais il ne le laissait pas paraître, sauf aux repas qu’il prenait quand il venait chez nous ; alors là nous n’avions plus besoin de frigo pour les restes !
Il était toujours dans l’action de grâce et il me disait que Radio France Internationale inspirait sans cesse sa prière, car il passait son temps à prier. Il avait toujours refusé (assez furieusement) tout engagement pastoral, ‘je ne suis pas fait pour çà’, ou même social : il avait trop de respect envers "sa famille" pour se permettre de lui donner des leçons sur son genre de vie…
Il se considérait comme un simple fils de ce peuple, point. Tout signe de supériorité le hérissait. Je le considère comme un grand ermite et un grand missionnaire, car tous savaient que cet enfouissement culturel était d’origine divine.
On pourrait encore en dire beaucoup… mais "small is beautiful". Voilà à chaud ce que m’inspire Yamgonli. Fraternellement.

Proclamation Evangile diacre AzizHomélie Provincial Raymond Nani

La cérémonie qui a commencé par la prière de l’Office des Défunts, s’est achevée avec l’Eucharistie avant de réunir à nouveau tous ces Oblats autour de la table du réfectoire de la maison provinciale, pour partager un repas fraternel, toujours en souvenir de nos deux Frères qui nous ont précédé dans la Maison du Père, où ils partagent déjà, assurément, aux côtés de tous nos Frères Oblats qui nous y ont précédé la gloire du Père, promise au fidèle serviteur. C’est pourquoi nous pouvons simplement chanter :

Serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses ;
je t’en confierai beaucoup.
Entre dans la joie de ton Maître !


Haut

© Août 2012 Omicameroun.com: Site officiel des missionnaires O.M.I. - Province du Cameroun - Webmaster Contact