Raoul MARTIN OMI 60 ans de sacerdoce

(Raoul MARTIN, omi) - Homélie - Dimanche 28 septembre 2013

Raoul MARTINJésus est là, comme présent. Il nous parle à chacun d’entre nous. Et depuis mon ordination, combien de fois ne m’a-t-il pas dit cette Bonne Nouvelle ? J’oserai dire que ce Jésus nous gâte, car malgré tout, malgré notre faiblesse, malgré notre péché, reste la Bonne Nouvelle : Jésus est là, toujours présent quoiqu’invisible.

Et aujourd’hui, quant à moi, comment ne pas le remercier ; malgré mon péché, il ne m’a jamais abandonné ; j’ose le dire, il m’a gâté, j’ai toujours eu de la chance. Ma famille nombreuse (9 frères et sœurs), mes parents vivant en chrétiens convaincus. Très tôt, la découverte de la revue oblate « Pôle et Tropiques » qui m’a si bien orienté… Et ces Oblats, vraiment, je ne regrette pas ce choix. Bien sûr, comme pour chacun d’entre nous, mes faiblesses, mes déconvenues, mais c’est toujours le meilleur qui a pris le dessus. Je le répète, Dieu m’a gâté… Encore aujourd’hui, ce CMO… Bien sûr, pas toujours facile à y vivre au jour le jour. Avec l’âge, je me fatigue à ne rien faire ou pas grand-chose… Les confrères ? chacun son caractère, marqué par tout un passé ; et à nos âges, comment vraiment changer ? Pour ma part, je dois reconnaître à chacun ses qualités malgré ce qui pourrait nous séparer.

Après plusieurs congés, de retour soit au Tchad, soit au Cameroun, j’ai noté : content de rentrer chez moi… Mais plus ou moins longtemps à attendre, ce sera pour moi, le rentré CHEZ NOUS : là haut, dans cette maison paternelle appelée le Paradis. A la même table : Dieu mon Père, Jésus mon grand frère et Sauveur… et cette famille de celles et ceux connus ici-bas. Comment l’imaginer ? Il nous reste à faire confiance.

Encore une fois aujourd’hui, encore action de grâce pour tout ce vécu, spécialement ces 60 ans vécus ici ou là. Dieu le Père m’a toujours gâté. Des difficultés bien sûr, comme tout un chacun, mais c’est toujours le meilleur qui prit le dessus. Enfin comment ne pas remercier Dieu et Saint Eugène pour m’avoir permis de tenir le coup dans ce milieu camerounais, presque totalement musulman et à y vivre une certaine amitié avec certains. Parfois, j’ai dit à l’un ou l’autre : « Je suis né en France, donc blanc, et de parents chrétiens, donc chrétien. Si j’étais né ici, je serais noir et probablement musulman ». N’est-ce pas Dieu Père qui nous a voulus tels que nous sommes ?

Il me reste d’être ici le témoin de ce Jésus qu’ils n’ont pas encore découvert. Tous sont appelés à gagner un jour ce CHEZ NOUS où il n’y aura plus ni Blancs ni Noirs, mais des frères d’une famille recomposée.

Comme je l’ai souvent dit chez les Moundangs : Soko Masaz (Merci à Dieu). Et merci à vous tous d’avoir partagé avec moi cette Bonne Nouvelle.

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